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Coco avant Chanel

Sortie le 22 avril 2009

Un film de Anne Fontaine, avec Audrey Tautou, Benoît Poelvoorde, Alessandro Nivola, Marie Gillain et Emmanuelle Devos.

Revue de presse

  • Suivant la vogue des biopics initiée par la môme Piaf, il est des personnages pour lesquels le passage sur grand écran apparaît comme une évidence. À l’instar de Coco Chanel, née Gabrielle Bonheur Chanel (...) Une gageure cinématographique tant la vie tumultueuse et bien remplie de cette Mademoiselle (...) semble difficile à réduire à un film de moins de 3 heures (...) Anne Fontaine réussit avec brio cette escapade dans le biopic. Et passe l’examen difficile du film en costumes, tout en évitant une évocation historique désincarnée.

Henri Ballan, Excessif.com

  • Le succès du film "La Môme" sur Edith Piaf a assuré la fortune française du néologisme hollywoodien biopic, film biographique. Et quand on a su qu'Audrey Tautou incarnerait Gabrielle Chanel sous la direction d'Anne Fontaine, le destin de "Coco avant Chanel" a semblé scellé : il serait à la couturière ce que le film d'Olivier Dahan fut à la chanteuse, une hagiographie teintée de lucidité.

Thomas Sotinel, Le Monde du du 22.04.09

  • La réussite d’un tel portrait filmé tient beaucoup à l’incarnation du personnage par l’acteur. Nul doute, ici : Audrey Tautou est Chanel.

Véronique Le Bris, Première

  • Anne Fontaine a retenu les leçons de son personnage. Au point d'éliminer tous les poncifs, tous les clichés qui encombrent généralement les biographies filmées - ce genre lassant, sinon détestable, qui, forcément, ne peut que proliférer dans un cinéma qui préfère illustrer les vies plutôt que les inventer (...) Anne Fontaine ne suggère plus. Brutalement - et superbement - métamorphosée en Chanel, (...) Audrey Tautou regarde.

Pierre Murat, Télérama, Samedi 25 avril 2009

  • C'est un point de vue éminemment romantique qui permet à la réalisatrice de réussir la naissance d'une figure. En revanche, elle rate sans doute le portrait d'un mythe bigger than life du fait d'une mise en scène un peu plate et académique, genre "fiction française de qualité". (Carlos Gomez, Journal du dimanche) Comment faire revivre Coco Chanel ? De quelle manière rendre palpable la complexité d'une des légendes de la mode française (...) ? Anne Fontaine a tranché en choisissant de ne s'intéresser qu'[à] cette période de jaillissement, ces moments de fragilité au cours desquels naît progressivement le style Chanel : voilà la réponse.

Olivier Delcroix, Figaroscope du 22/04/2009

  • [Le] double registre créatif et publicitaire a bien sûr présidé aux destinées de ce film, conçu à la fois comme la biographie (parcellaire) d’un être d’exception et comme un produit d’appel à visée planétaire, supposé paré de toutes les vertus connotées par la marque Chanel : élégance, luxe, bon goût, art de vivre, le tout "so french". Dans ce genre souvent corseté et prévisible du biopic, le film d’Anne Fontaine ressemble probablement à ce qu’ambitionnaient ses concepteurs (...) Les qualités de fabrication du film ont leur revers, l’académisme. On n’échappe pas aux plans à la symétrie bien calculée, au côté beau livre d’images sur la France d’autrefois, ni au déterminisme rétroactif inhérent au genre biopic.

S.Kaganski, Les Inrockuptibles, 17/04/2009

Biopics féminins français

Affiche Coco avant Chanel

Affiche du Film Coco